Pierre Pringiers – un seatizen au SriLanka

Pierre Pringiers vit au Sri Lanka depuis plus de trois décennies. Il est le fondateur du Groupe Solideal Loadstar et est actuellement Chairman de Camso Loadstar (Pvt) Ltd. Leader mondial du pneu pour machines industrielles, le groupe emploie 5500 personnes au Sri Lanka et 2200 dans le monde. Depuis 1999, il est Consul Honoraire de Belgique au Sri Lanka.

Suite au tsunami survenu le 26 décembre 2004, il co-fonde un vaste programme de réhabilitation, le Solideal Loadstar Rehabilitation Trust, qui apporte une aide directe à plus de 15 000 bénéficiaires.pierre-pringiers-sur-lun-de-ses-bateaux-de-croisiere-fabriques-dans-les-chantiers-de-la-fondation

En 2006, il crée la Fondation Building A Future qui fournit une formation à des jeunes Sri Lankais défavorisés dans des métiers qui ont un potentiel de développement économique dans le pays. La Fondation Building A Future est à l’initiative de la création de plusieurs sociétés dont le chantier naval BAFF Polymech (Pvt) Ltd et la société de chartering Sail Lanka Charter.

La Fondation est pionnière de l’observation des baleines à Mirissa par la création du social business Mirissa Water Sports. Elle a également mis en place une école de voile gratuite pour les filles et fils de pêcheurs.

Par ailleurs, la Fondation développe des bateaux de pêches innovants en réintroduisant la voile pour une pêche plus durable et concentre ses recherches sur la production de bateaux en éléments bio-composite.

BAFF collabore également avec watever sur des projets biocomposite et société de sauvetage au Bangladesh.

Plusieurs émissions intéressantes :

http://www.franceinter.fr/emission-ailleurs-un-belge-pionnier-de-la-voile-au-sri-lanka

Alasdair Harris – Blue Venture, des approches basée sur le marché pour la conservation marine

Ecologiste maritime avec une obsession pour les coraux, Al a passé plus d’une décennie à développer des initiatives de conservation dans l’océan indien et mené sa première expédition de recherche à Madagascar en 2001.

Avec Blue Venture, Al est responsable de la coordination des activités de recherche et de préservation, à la tête d’une équipe internationale de scientifiques, éducateurs et professionnels de la préservation.

Son travail se concentre sur le développement de solutions à fort potentiel de changement d’échelle pour répondre aux défis environnementaux maritimes, en particulier par l’amorçage d’approches basées sur le marché qui donne aux communautés littorales un sens économique à la préservation maritime.

A marine ecologist with an unhealthy obsession for corals, Al has spent the past decade developing conservation initiatives in the Indian Ocean, and led his first marine research expedition to Madagascar in 2001. Within Blue Ventures Al is responsible for coordinating conservation and research activities, leading an interdisciplinary and international team of scientists, educators and conservation practitioners. His work focuses on developing scalable solutions to marine environmental challenges, in particular pioneering market-based approaches that make marine conservation make economic sense to coastal communities.

Alongside his work with Blue Ventures Al is a visiting post-doctoral researcher at the University of Oxford’s Environmental Change Institute, a member of the World Commission on Protected Areas, a member of the Marine Stewardship Council’s Stakeholder Council, and a technical advisor to the United Nations Environment Programme’s Convention on Migratory Species Secretariat.

Fisherman

Al is recipient of the IUCN World Conservation Union’s Young Conservationist Award, winner of the Condé Nast Environment Award, an Ashoka Fellow, and a passionate ambassador of Australia’s penguins. His work developing sustainable business approaches for financing conservation has twice been commended by the UK Chancellor in the ‘Enterprising Young Brits’ awards, and was highly commended by HRH the Duke of Cambridge in the 2013 inaugural Tusk Conservation Awards. Blue Ventures’ Alasdair Harris at 2013 WWF Fuller Symposium from Buckminster Fuller Institute on Vimeo.

Si les océans étaient un pays…

OLYMPUS DIGITAL CAMERAHier c’était la journée mondiale des océans…
J’ai sélectionné quelques extraits d’un beau billet de Johan Robinson.

« Les océans procurent de quoi vivre et manger à une part importante de la population mondiale et servent de moyen de transport à 80% du commerce planétaire.  »
(…)
(Le) Fonds mondial pour la nature (WWF) a récemment évalué la valeur totale des actifs océaniques à 24 000 milliards de dollars et le produit marin brut annuel à au moins 2 500 milliards de dollars »
(…)
Mais en dépit des bénéfices que nous tirons de l’océan, nous acceptons qu’il se dégrade.
(…)
Je m’engage à ne plus jamais manger que du poisson pêché de manière durable. Je m’engage à pousser les peuples à établir des zones marines protégées partout dans le monde afin de donner refuge aux populations halieutiques et à celles des récifs coralliens. C’est peu, je sais, mais comme l’a dit le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon : « Même si les décisions individuelles ont l’air insignifiantes face aux tendances et menaces majeures, lorsque des milliards de gens unissent leurs forces pour atteindre un objectif commun, nous pouvons faire une différence énorme. »

http://www.bf.undp.org/content/undp/fr/home/blog/2015/6/8/If-the-oceans-were-a-country-/

Guillaume et Diana, la marine marchande à voile par TOWT

TOWT-10002597Guillaume et Diana co-dirigent TOWT, un organisme de promotion du transport de marchandises à la voile permettant de diminuer considérablement l’impact écologique du transport. Towt propose un label et une boutique en ligne, ainsi qu’une cartographie des distributeurs de produits labelisés.

 

Le transports maritimes est le principal mode de transport de marchandises dans le monde en volumes. Porte-conteneurs, pétroliers, vraquiers, chimiquiers et autres cargo divers sont écologiquement moins impactants que l’avion ou la route par tonne de marchandise, mais représentent tout de même plus d’un milliard de tonnes de CO2e émises chaque année soit près de 4,5% du total des émissions. L’OMI (Organisation Maritime Internationale) estime qu’en 2020, les émissions de CO2 du secteur maritime auront augmenté de 30% pour atteindre 1475 milliard de kilos annuelles

20131127_towt-oignon de roscoffFace à ce constat Guillaume Le Grand et Diana Mesa ont créé TOWT pour « Trans Océanic Wind Transport ». Beaucoup en rêvaient et ils l’ont fait : proposer une solution véritablement écologique pour transporter des marchandises qui peuvent venir de loin (vin, thé, …).

TOWT se positionne à la fois comme un label qui « promeut le transport de marchandises à la voile en travaillant avec des voiliers particulièrement adaptés à cette activité » et comme une boutique en ligne.

Un documentaire sur le transport à voile et la transition écologique du transport maritime est disponible ici :

http://www.towt.eu/

Cesar Harada, des voiliers-drones pour nettoyer les océans

C’est dans le dernier Socialter que j’entends parler pour la première fois de Protei, un « drone marin en open-source ».Oslo_Cesar_size1024-original

Protei, l’histoire typique de l’inventeur génial dans son garage

L’histoire devient assez typique dans la « nouvelle économie » : suite à un évènement personnel déclencheur (rencontre de pêcheurs dans le golfe du Mexique pendant la marée noire de BP en 2010), un jeune ingénieur très intelligent et un peu fou (César Harada, MIT) trouve dans son garage une idée géniale (ici Protei, un petit voilier-robot à la carène ondulante) pour résoudre un problème environnemental de grande ampleur (nettoyer la surface des océans des pollutions diverses), le tout en open-hardware (comprenez technologie libre) permettant qu’une communauté internationale s’en empare pour améliorer ensemble ce truc génial.

protei oil

En tant que voileux intrigué depuis longtemps par l’innovation sociale je dis :

« Wow, I’m in ! ».

Beyond Petroleum

A 31 ans, Harada dirige Scoutbots, la boîte qu’il a créée à Hong-Kong pour bosser sur cette innovation opensource, animer une sympathique communauté internationale de citoyens visant au développement des Protei, et vendre des Protei déjà assemblés aux moins bricoleurs de la communauté.

Il a levé environ 30k$ pour les premiers prototypes, développés au départ aux Pays-Bas, puis par la communauté aux US, Australie, etc.

Le concept n’est encore qu’en phase prototype, le chemin est long, mais on voit déjà sur son site et dans les conférences la référence à d’autres projets : construire un bateau de 6m pour aller vite, des petits modèles réduits pour les enfants, des utilisations pour du repérage de radioactivité (le gars a tout de même été à 1km de Fukushima, j’ai bien dit qu’il était un peu fou !), etc.

Toutes ces nouvelles idées sont passionnantes, je suis passionné, mais…

Dépasser le « wow » effect

buzzJe me méfie en général des articles qui me vendent « Machin qui a trouvé la solution à la destruction de l’humanité ».  La plupart des médias chassent LA story-telling à « buzz ». Et quoi de mieux qu’un jeune geek type dans son garage, tel un Harada ou un Boyan Slat qui vont « nettoyer tous les océans » ? Ok, cela fait parler du truc, mais la popularité est-elle gage de réussite ? Le risque c’est que des shots de popularité (tout comme les shots de crowdfunding « coup de coeur »), qui se concentrent sur le concept initial et pas sur son développement, fassent dévier les jeunes inventeurs de leur ambition finale (construire des solutions qui vont réellement résoudre les problèmes identifiés). L’autre risque, c’est que les citoyens se disent « la solution est trouvée, c’est cool, j’ai rien à faire ».

Donc l’entrepreneur ET le lecteur doivent faire attention à cela : ne pas « zapper » trop vite, prendre le temps de l’analyse de fond, et surtout faire le choix (donc des renoncements) de s’impliquer ou pas à fond sur le cap fixé. A force d’être shooté aux petites vagues qui font aller vite, on surfe sur les vagues mais elles n’amènent pas toutes à bon port.

Tuer le Yakafokon

makesensePour autant, l’article de Socialter sur Protei n’est pas dans cette veine, il n’est pas spécialement élogieux et il fait un appel concret à l’implication de la communauté en particulier via un défi Makesense, dans l’idée de mobiliser du monde.

J’espère juste qu’un maximum de participants rejoindront le défi, pas uniquement pour balancer des bonnes idées et aller bosser chez Shell ou Trafigura, mais pour s’impliquer vraiment à fond(s) dans le projet pour le mettre en place au delà de la recherche technique.

Comment tuer le yakafokon : just do it !

Beyond Prototyping

imagesL’objet final de Protei, si j’ai bien compris, c’est donc rien de moins que de nettoyer les surfaces des océans (des plastiques, des hydrocarbures etc) : des millions de km2 à couvrir ! Sans parler des fleuves, des lacs pollués. Une telle cause nécessite de trouver des solutions techniques fiables puis surtout de les diffuser.

Rien que pour la solution technique, il va donc falloir mobiliser, animer une communauté regroupant des compétences d’archi navals, d’ingénieurs, en commençant déjà par tous ceux qui bossent sur le sujet technique depuis belle lurette pour arriver à un prototype puis à un test-pilote qui prouve le concept (et d’ailleurs why not bosser avec Boyan Slat, avec le CEDRE, avec nos amis de Watever).

Il faut donc s’en occuper, y consacrer du temps, car l’idée que la communauté va s’auto-créer et s’auto-réguler est peu réaliste.

Puis surtout, il va falloir des entrepreneurs sociaux, économistes du développement, marketeux, pour assurer – si la solution technique est validée – une dissémination/appropriation à grande échelle permettant in fine le déploiement sur les zones qui le nécessitent.

Car une idée comme Protei ne se transformera en véritable innovation sociale qu’à partir du moment où elle aura réellement démontré sa capacité à résoudre une partie du problème visé.

Alors avec tout cela, se lancer sur d’autres projets « en attendant », est-ce la bonne stratégie ?

Révéler le génie créateur… et développeur

C’est le propre de l’homme que d’être un découvreur-chercheur-inventeur : le feu, la roue, la voile, etc.

L’homme a pourtant déjà trouvé les solutions techniques à ses besoins basiques dans les domaines de l’eau, santé, éducation, habitat, etc. Ce qui manque maintenant, c’est de trouver des gens capables (et volontaires) pour pousser ces solutions jusqu’à une réelle appropriation endogène (par le marché) qui en assure la diffusion à grande échelle. Manque de financement ? Manque de volonté politique ? Je crois surtout que c’est un manque d’intérêt des porteurs : trouver une solution technique c’est super sympa et relativement rapide (quelques années en général), mais pour la diffuser à grande échelle il faut du temps, et cela nécessite souvent de passer du labo à des trucs moins funky comme la « relation client », voire – quelle horreur – à quelques parquets parfois feutrés pour trouver des partenaires, négocier, argumenter sur une idée qui est pourtant – évidemment – la meilleure du monde. C’est pénible, contraignant, mais incontournable.

Il y a je crois un équilibre à trouver entre ce qu’on veut faire, ce qui nous passionne, et ce qu’on doit faire, parfois contraignant…

N’est-ce pas Léonard de Vinci qui disait « toute contrainte m’est grâce » ?

« Yves Marre, Navigateur Solidaire » en librairie

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En cette fin janvier 1994, ils sont deux à bord d’une péniche fluviale «récupérée» grâce à Michel Rocard. Leur objectif ? Convoyer le bateau depuis Port-Saint-Louis-du-Rhône jusqu’au Bangladesh afin de le transformer en hôpital flottant pour les populations les plus défavorisées des rives du plus grand delta de la planète. Trois mois et demi plus tard, après avoir affronté les tempêtes hivernales de la Méditerranée, être entré «en douce » dans le canal de Suez, avoir franchi l’Océan Indien fidèlement guidée par Météo France et remonté le golfe du Bengale en repoussant cyclones et administrations tatillonnes, la péniche « Flèche d’Or » rebaptisée « Friendship » atteint enfin son but.

Depuis 2001, la péniche accueille chaque année, pour les soigner, de 30 à 40 000 personnes.

 

Bangladesh ! Watever from Romain Claris on Vimeo.

Navigateur solidaire : l’histoire d’un homme qui va au bout de ses rêves et reste fidèle à son engagement de jeunesse, « faire ce que doit ».

Un livre pour donner envie de se lancer à son tour dans la construction de sa vie, telle qu’on l’avait imaginée, il n’y a pas si longtemps.

Nous restons à votre disposition pour des informations complémentaires et pour organiser des rencontres avec Yves Marre.

En pièce jointe, retrouvez dans le communiqué de presse : la préface d’Erik Orsenna, les bonnes feuilles et les informations éditoriales.

Enfin, retrouvez sur le Facebook de l’association Watever toutes les informations relatives à cet événement (lancement du livre, séances de dédicaces, évènements médiatiques, …).

www.yvesmarre.com

Ce qu’en dit Erik Orsenna de l’Académie française :

 » Il était une fois une belle idée folle.

Il était une fois un homme assez fou pour concevoir cette belle idée folle. Et assez sage pour, contre vents et marées, donner réalité à cette belle idée folle.

Il était une fois Yves Marre, navigateur et steward d’Air France. A quarante-quatre ans, il décide de changer sa vie pour la mettre au service des autres.

(…) Il était une fois une péniche française à l’autre bout de la Terre.

Il était une fois un être humain plus humain que la plupart des êtres humains qu’il m’a été donné de rencontrer sur cette Terre.

Lab R.E.V. – des alternatives économiques et écologiques pour le nautisme

Des étudiants en archi navale et ingénieurs (pas d’économistes ?) ont lancé Lab R.E.V, une initiative pour développer des solutions éco-conçues pour le nautisme.Taquets biosourcés

Ils ont déjà réalisé des taquets biosourcés et s’apprêtent à tester leurs prototypes sur un trip ouest-européen à la voile.

Créé par des étudiants en architecture navale et des ingénieurs, le Lab-R.E.V vise à porter ses propres projets, à promouvoir et aider des projets extérieurs dont les intérêts convergent autour de valeurs communes :

  • Re-fit (réhabilitation/ up-cycling) Donner une nouvelle vie / remettre en état les objets vétustes.
  • Eco : Recherche de nouveaux moyens les plus écologiques et économiques possible.
  • Voile : Choix d’un milieu extrême pour nos expériences, autour d’une passion commune.

Objectif :

Les objectifs sont de fabriquer des prototypes, de les tester en labo puis sur l’eau, et qu’ils puissent venir remplacer des objets standards de la plaisance, pour un coût et une émission carbone minimisés (par exemple taquets coinceurs, éoliennes, hydrogénérateurs).

http://lab-rev.org/

Une SNSM (Maritime Security and Rescue Society) pour le Bangladesh

Yves Marre (co-fondateur de Watever et fondateur du chantier Taratari au Bangladesh) lance un nouveau défi : la création d’une SNSM (Société Nationale de Sauvetage En Mer) au Bangladesh.
MSRS

MSRS Bengladesh

Rappelons que le golfe du Bengale recense le plus grand nombre de marins (près de 1 millions sont sur l’eau chaque jour).

MSRS Bengladesh

Chaque année, des marins disparaissent à cause du manque de sécurité.

MSRS Bengladesh

Antoine Horellou, portrait du fondateur de SEAtizens

Qui suis-je ?

Je m’appelle Antoine Horellou, je suis passionné par l’innovation sociale citoyenne que je traduis par « des citoyens trouvent et développent des solutions innovantes et efficaces pour relever les défis sociaux, environnementaux, économiques de l’humanité ».

Depuis 2006, l’innovation sociale est mon métier : j’aide (conseils en stratégie, organisation, levée de fonds, management) des citoyens pour qu’ils amorcent et développent, en leur nom ou dans leurs organisations, des solutions innovantes pour résoudre divers défis sociétaux d’intérêt général.
J’ai créé SEAtizens, un réseau d’entrepreneurs sociaux maritimes, en référence à mon métier (Social Entrepreneurship Advisor), aux citoyens qui innovent (citizens), et à la mer (sea) – milieu naturel où se croisent de nombreux défis pour l’humanité.

J’ai créé BOPS.io en 2014 pour appuyer l’innovation sociale bas carbone à la Base de la Pyramide (BOP).

L’histoire qui m’a amenée à l’innovation sociale

A 20 ans, en 2004 et 2005, je suis parti quelques semaines au Niger, à Maradi, pour aider une petite ONG locale à construire une école pour les enfants sourds de la ville.
Comme la plupart des jeunes occidentaux, j’étais alors au courant des défis sociaux, environnementaux, économiques dramatiques auxquels l’humanité faisait face, mais pas au point de changer ma vie. Je n’imaginais pas que la vue d’un de ces drames (ici la malnutrition infantile) me bouleverserait autant, et je n’imaginais pas plus que je pourrai avoir le moindre rôle à jouer dans de tels drames…

antoine

Sensibilisation sur la situation des enfants sourds. Radio locale, Région de Maradi, Niger, 2004

C’est en rentrant du Niger que j’ai trouvé des pistes, en rencontrant des gens particulièrement intéressants. Guy Pourcet, Philippe Hugon, et les autres intervenants du master DET de Nanterre m’ont donné des bases décloisonnées (économiques, sociologiques, démographiques, ethnologiques, etc) pour mieux appréhender le défi du développement économique des pays les plus pauvres. D’autres rencontres et lectures (Drayton, Baratier, Halevy, Rifkin puis Duflo) m’ont permis de mieux comprendre les défis sociétaux et le rôle des entrepreneurs pour les relever. Enfin, des entrepreneurs sociaux (notamment ceux du réseau Ashoka) m’ont prouvé que chacun pouvait apporter des solutions pertinentes, efficaces et à fort potentiel pour résoudre des défis sociétaux à grande échelle. Cet ensemble m’a inspiré et convaincu de m’impliquer pour l’innovation sociale.

En 2006, j’ai donc décidé de concentrer mon énergie sur le changement d’échelle des innovations sociales : comment – après avoir fait preuve de son concept – une innovation (technologique ou méthodologique à fort impact social), peut être diffusée rapidement à grande échelle ?

Mon expérience dans l’innovation sociale 

Début 2007, après un passage chez Ashoka (le principal réseau mondial d’entrepreneurs sociaux innovants), j’ai rejoint Thomas Granier et l’Association la Voûte Nubienne (AVN) que j’ai co-dirigée jusqu’en 2014. Nous travaillons maintenant ensemble dans le cadre de BOPS pour permettre aux populations d’Afrique sahélienne d’accéder de manière pérenne à un habitat de qualité et à un métier rémunérateur en développant le marché de la construction en « Voûte Nubienne »

Antoine avec les macons nubiens

Avec des maçons « nubiens ». Ouagadougou, Burkina Faso, 2008.

Je soutiens aussi d’autres innovations comme par exemple Watever.org (pour l’accès à des solutions flottantes pour les populations littorales démunies), et aussi le lancement d’une filière permettant l’accès à l’éclairage solaire pour le plus grand nombre en Afrique avec le groupe Chabanne et CB Energie.

J’ai aussi appuyé le lancement d’une innovation monétaire : le CompteEpargneCO2.com qui a créé le « Climate Coin », première monnaie numérique dédiée au changement climatique.

Méthodologies et compétences 

Outre les méthodologies de terrain permettant de renforcer les capacités des entrepreneurs locaux, je travaille sur les innovations financières permettant de booster l’innovation sociale : j’étudie depuis 2008 l’émergence de l’impact investing, les questions de « retour sur investissement social » (Social Return on Invesment – SROI), de « financements basés sur les résultats » (Result-based fundings).

Enfin, je travaille sur l’institutionnalisation des solutions : comment permettre aux autorités locales et à l’ensemble de la chaine de valeur de s’approprier ces sujets d’intérêt général.

Mes « sujets » sont :

« Market-Based Approaches » (MBAs – diffuser des solutions innovantes au bénéfice de tous par les mécanismes de marché); Bottom of pyramid (BOP) ; impact investing ; Result-based Funding ; Jugaad ; CO2 ; carbone ; entrepreneuriat social ; innovation sociale ; impact social, développement durable, sustainability, responsabilité sociale – RSE, engagement citoyen, bottom of pyramid – BOP ; chaine de valeur : business inclusif ; institutionnalisation ; business planning ; analyse de marché ; habitat ; formation

Awards et distinctions

J’ai aidé AVN à recevoir les distinctions suivantes : Tech Awards of Innovation 2007, Entrepreneur Social de l’année au World Economic Forum (Schwab Foundation) 2012, World Bank Development Marketplace best adaptation to climate change 2009, Dubai/UN-Habitat Best south-south technology transfer 2012, World Habitat Awards 2009.


Antoine Horellou

me contacter : antoine.horellou(a)seatizens.org + retrouvez-moi sur LinkedIn