Pêche et développement, pour soutenir la pêche artisanale dans le monde

Peche&dev

(repris du site http://www.peche-dev.org/)

Le Collectif Pêche & Développement est une association loi 1901.

En 1986 s’établissent des contacts privilégiés entre les pêcheurs bretons et les pêcheurs sénégalais qui se transforment rapidement en un partenariat et aboutissent à la naissance du « Collectif d’appui au Comité National des Pêcheurs Sénégalais (CNPS) ».
Cette association a alors pour but de :
- Favoriser les actions entreprises par le CNPS sur le plan local, national, européen et mondial ;
- Mettre en valeur le travail des femmes qui interviennent dans le secteur de la commercialisation et de la transformation.

Cette expérience est concluante mais après quelques années, face à l’évolution mondiale du secteur maritime et à l’internationalisation du secteur de la pêche, le Collectif d’appui au CNPS ressent le besoin d’élargir son champ d’action à l’ensemble des pêcheurs artisans. Naît alors en 1996 le Collectif Pêche & Développement.

Son but est de promouvoir un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture :

- En favorisant les partenariats entre les hommes et femmes du milieu maritime au Nord comme au Sud ;
- En initiant des lieux de débat et un réseau d’information sur les politiques des pêches et de l’aquaculture ;
- En facilitant la présence et l’expression des organisations professionnelles partout où se joue leur avenir, en particulier au niveau international ;
- En accompagnant la mise en oeuvre de projets de développement permettant d’améliorer les conditions de vie et de travail du milieu maritime.

Les objectifs s’articulent sur l’animation et le renforcement des réseaux dans trois domaines :

- Les relations internationales : favoriser les relations entre les pêcheurs du Nord et les pêcheurs du Sud ;
- Les relations entre professionnels européens : soutenir la participation, l’implication des professionnels dans la définition, l’application des accords de pêche et de la Politique Commune de la Pêche ;
- Contribuer à la réflexion sur la place et le rôle des femmes dans le secteur halieutique.

ICOSI – coopératives de pêche au Maroc

Paris – fév.12

Invité à la table ronde n°5 des Assises de la coopération internationale (grande concertation du ministère français du développement), j’ai eu la chance de découvrir un représentant de l’ICOSI présentant son projet d’accompagnement de la filière de pêche coopérative au Maroc.

Cette table ronde était tout à fait passionante, traitant des innovations pour le développement et des liens avec l’économie sociale et solidaire.

Idée : utiliser le marché pour servir le BOP (bottom of Pyramid = base de la pyramide des revenus = en gros les 4 milliards de personnes les plus pauvres au monde), avec la notion de business inclusif : les populations sont au cœur de la solution, du marché en tant que fournisseur et producteurs.

3 objectifs principaux :

1-    mettre en valeur des projets innovants

2-    identifier des points de blocage

3-    définir les solutions pour les dépasser

De nombreux intervenants ont pu présenter leurs projets et innovations, du projet d’ONG devenant entreprise sociale à Madagascar (Nutrizaza) à Danone impliqué dans le Social Business avec Yunus.

Mais il m’a semblé plus intéressant ici de partager l’intervention de l’ICOSI – Association créée par et avec le mouvement syndical international.

Le groupement a mené un projet de développement de coopératives de pêche au Maroc – à l’appel des autorités nationales pour résoudre problématique : 50% des pêcheurs sont des artisans artisans (soient 50 000 personnes au Maroc, utilisant des barques 7m à 3 sur bateau), mais sont dans l’incapacité de vivre dignement de leur activités. En effet ces activités sont souvent préfinancées par les mareyeurs, donc sans possibilité de fixer le prix en accord avec le marché (final). L’état cherchait donc à favoriser l’artisanat par coopérative pour autonomiser les pêcheur, or sur 200 points de pêches, seules 15 coopératives avaient été créés au démarrage du projet dans les années 2000. L’ICOSI a donc été mobilisée pour accompagner l’état Marocain afin de renforcer la création de nouvelles coopératives.

Ce projet s’est terminé par la première rencontre euro-méditerranéennes des coopératives maritimes de pêche. Il semble se poursuivre sur un axe d’insertion des jeunes dans les activités côtières.

Le représentant de l’ICOSI estimait lors de ces Assises du développement dommage que les fonds aient manqué pour poursuivre le projet (co-financement européen notamment).

Ce projet semblait en effet bien pertinent, on en parlait déjà en 2010 sur l’ancien blog de SEAtizens, mais je manque d’éléments sur son efficacité, sa pérennité et ses suites.

Voir quelques infos :

http://www.icosi.org/L-ICOSI-et-la-Cooperation-Maritime.html

http://www.icosi.org/IMG/pdf/depliant.REMCP.pdf

On en parlait déjà sur le précédent blog SEAtizens en 2010 :

http://sbz.blogs.letelegramme.com/archive/2010/05/19/l-icosi-pour-la-peche-au-maroc.html

Pecheurs autour du monde

2 étudiants partent mi août 12 pour un grand périple afin de rencontrer les pêcheurs de notre planète, découvrir et faire découvrir leurs savoir-faire et traditions.

Visitez leur site, et soutenez ces jeunes motivés !

Video Pecheurs du Monde
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Où? A travers 11 pays dûment choisis que nous vous invitons à découvrir dans la page « itinéraire »

Combien de temps? Environ 1 mois/pays, c’est le temps nécessaire pour s’immerger au sein des villages de pêcheurs traditionnels et apprendre à leur côtés. C ‘est donc un périple de 11 mois qui nous attend.

3 axes d’approche:

Apprendre des techniques de pêche, des savoir-faire ancestraux et partager cet apprentissage

Notre passion pour la pêche nous permettra d’apprendre aux côtés des pêcheurs des « trucs et astuces » souvent méconnus du monde occidental, et parfois très anciens. Le but sera de partager ce savoir avec nos confrères pêcheurs passionnés et curieux.

Observer les écosystèmes marins et témoigner tout au long du voyage dans une optique de sensibilisation

Au cours de ce voyage, nous aurons la chance de nous confronter à une grande diversité en termes de milieux naturels. Les populations rencontrées seront pour nous des témoins privilégiés quant à l’évolution et l’état présent de la mer. Les enfants étant les premiers concernés par l’état futur de notre Terre, nous interviendrons dans des écoles (l’école primaire Maurice Albe à Périgueux, école avec laquelle nous organiserons une visioconférence mensuelle sur la géographie, la culture et l’histoire des pays visités) et collèges français pour les sensibiliser via le récit de notre périple.

Recueillir et transmettre un patrimoine oral (contes, fables, légendes) menacé

Nous travaillerons dur pour nous immerger dans des communautés de pêcheurs et être au plus proche de nos confrères. Nous aurons parfois droit à une histoire contée par le chef ou l’aîné du village. Les contes et légendes sont un moyen pertinent de faire découvrir des cultures différentes. Nous prendrons soin de recueillir ces traditions orales pour les partager de manière ludique avec le plus grand nombre.

Nouveau Parc Naturel Marin dans l’Océan Indien

La parc se trouve à l’entrée du canal du Mozambique.
Avec le parc des Glorieuses, la France a inauguré son 4ème parc naturel marin (PNM) et le deuxième de l’océan Indien après celui de Mayotte, dont il est voisin.
Cette aire se situe au cœur des terres australes et antarctiques françaises (TAAF), à l’entrée du canal du Mozambique. Quasiment indemne de toute pression anthropique, elle s’étend sur 17 kilomètres de long et atteint une superficie de 165 km2. Elle sert de refuge à de nombreuses espèces menacées : tortues marines, mammifères marins, requins et raies, oiseaux marins… Environ 10% des espèces locales sont en effet protégées par des conventions internationales ou figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Ce nouveau PNM sera géré par un Conseil comprenant 20 représentants (Etat, organisations professionnelles de pêcheurs, associations environnementales, et experts).
Quatre missions lui reviennent, comme le précise le décret publié le 23 février au Journal officiel (article 5). Il a pour objectif de protéger le patrimoine naturel (en particulier les tortues, les récifs coralliens et les mammifères marins, de faire des eaux des Glorieuses un exemple de la pêche durable et un lieu d’observation privilégié de la biodiversité. Enfin, il devra encadrer les pratiques touristiques et stimuler le développement de pratiques écologiques.
La création de deux autres parcs marins est au programme de l’année 2012 : celui des estuaires picards et de la mer d’Opale, ainsi que le parc des Perthuis charentais et girondin.

Chile – Caduzzi Salas proposes land-based productive alternatives with new and sustainable ways to interact with the sea

At a time when industrial-scale fishing and environmental degradation are reducing profits earned by traditional small-scale fishers, Caduzzi Salas is teaching coastal communities in Chile how to broaden their scope of income-generating activities by examining their habitat beyond the sea. With Caduzzi’s guidance, these ignored and increasingly marginalized communities are developing strategies to address both economic and social problems arising from their declining foothold in a fast-changing global economy. Acknowledging that these small fishing communities may never be able to compete with the emerging industry giants, Caduzzi is demonstrating that they can create solutions to their present economic difficulties stemming from declining fish populations by developing new methods for harnessing marine resources and turning towards the land for additional resources. This expanded knowledge of what resources are available, combined with the self-management skills which Caduzzi imparts, is allowing small fishing communities to work towards a more sustainable future.

His balanced use of traditional knowledge and new technology stems from his profound respect for and desire to learn from the skills and habits of traditional fishermen, and his recognition of the need to adapt to changing socio-economic and environmental conditions. Tapping into the strong tradition of solidarity in a trade that is otherwise characterized by individual efforts, Caduzzi works within existing structures such as fisherman unions and trade cooperatives to disseminate information, share experiences, expand local commerce and improve economic conditions for fishing communities. His efforts to work closely with the national legislature on public policy measures designed to promote the appropriate modification of the domestic small-producer fishing industry testify to Caduzzi’s comprehensive approach to sectoral reform.

More info here : http://ashokalab.org/node/3427

Jute project

L’Association Watever, amie de Seatizens, dirigée par Jeremy Bertaud, tient son assemblée générale au salon Nautic de Paris dimanche prochain.
L’occasion de rappeler l’un des projets qu’elle soutient, le Jute Project.
Le Bangladesh maîtrise l’exploitation du jute. Elle fut la première industrie du pays pendant des siècles, mais décroît rapidement face aux fibres synthétiques. Or cette fibre résistante, légère et peu chère est une très bonne alternative à la fibre de verre dans les composites :
– D’un point de vue écologique, c’est une fibre naturelle qui pousse dans le golfe du Bengale contrairement à l’energivore fibre de verre qui doit être importée.
– Son utilisation dans les composites constitue un espoir économique considérable pour l’industrie menacée du jute au Bangladesh.
Au moment où le pays de la plus grande flotte de bateaux au monde va changer de matériau de base dans sa construction navale pour passer du bois au composite, développer cette alternative a un potentiel impact écologique et économique de taille pour le Bangladesh.
Pour en savoir plus sur le projet, cliquez ici

La Fondation Building A Future, pour améliorer les conditions de vie des populations dépendant des ressources de l’océan

La Fondation Building A Future est une organisation qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations dépendantes des ressources de l’océan en s’inscrivant dans une démarche de développement écologique, économique et social durable.

 

Créée au Sri Lanka en 2006 par Pierre Pringiers, hommes d’affaires (employant 7000 personnes dans l’île dans la fabrication de pneus) et Consul Honoraire de Belgique à Colombo et ses partenaires d’affaires, elle est une extension à long terme du SLRT (Solideal Loadstar Rehabilitation Trust), un programme de reconstruction de la côté sud du Sri Lanka suite au tsunami de décembre 2004.

 

Grâce à la générosité de plusieurs grands donateurs dont la Croix Rouge Française, la Croix Rouge de Belgique, le Lions Clubs International Belgique et de nombreux donateurs privés, le SLRT a apporté une aide à plus de 15 000 bénéficiaires en mettant en œuvre un programme ambitieux de 5 millions d’euros.

Cette expérience réussie a été pour Pierre Pringiers et ses partenaires d’affaires le point de départ pour faire plus encore pour la communauté locale et pour s’attaquer à une question primordiale dans le sud du Sri Lanka : le chômage des jeunes. C’est ainsi que la Fondation Building A Future a vu le jour.

 

Pour réaliser sa mission dans une perspective sociale et environnementale durable, la Fondation introduit des technologies innovantes au Sri Lanka et elle apporte une formation à des jeunes défavorisés à des métiers qui ont un potentiel de développement économique dans le pays dont la fabrication de bateaux de pêche à voiles, la confection de voiles, la fabrication de mât et la fabrication de pièces industrielles en caoutchouc.

Afin de générer un emploi durable pour ces jeunes (à ce jour, 200 jeunes formés), elle crée des entités commerciales sur le modèle du social business pour la fabrication de ces produits. Elle accompagne ces entreprises pendant une période d’incubation de 2 à 3 ans jusqu’à ce que le social business devienne rentable, autonome et complètement indépendant de la Fondation.

Suite au tsunami, la FAO et du Ministère Sri Lankais de la pêche et des ressources aquatiques ont mis en exergue le problème de surpêche en zone côtière au Sri Lanka et le besoin de développer des bateaux plus puissants qui puissent atteindre les réserves de poissons en haute mer.

Dans ce cadre, la Fondation Building A Future a développé, en 2007, le prototype d’un trimaran de 13,8 m à propulsion voile et moteur dont le design a été réalisé par All Seas Australia et dont le financement est assuré par le Ministère belge de la coopération au développement. Le bateau a été construit par 15 jeunes défavorisés de la région de Mirissa sous la supervision d’un expert australien en construction de bateau.

Après un an et demi de tests par des pêchers locaux aux techniques de la voile, de la longue ligne (plutôt que le filet), du système de réfrigération d’eau de mer, … le bateau est entré dans la phase d’industrialisation. Il a été calculé qu’une réduction de la consommation de fuel de 20% est possible grâce à l’apport des voiles. Le premier bateau devrait être mis à l’eau en novembre prochain dans les eaux Sri Lankaise et naviguera vers le nord de la Somalie dans le cadre d’un projet de mise en place d’une industrie de la pêche à Punland, dans le golfe d’Aden.

 

Un second prototype, un catamaran de pêche de 14 m à propulsion voile et moteurs, imaginé par le German Frers Naval Architecture et soutenu par la Fondation Bénéteau, est en phase de finalisation dans les ateliers de constructions de bateaux de la Fondation à Weligama. Cette fois, c’est un expert malouin qui a apporté son expertise auprès de 10 jeunes pour fabriquer ce bateau dont les voiles et le mât seront aussi produits par les apprentis de la Fondation. Il est prévu de lancer le catamaran dans les eaux bleues de la baie de Weligama début 2012.

Par ailleurs, dans un souci économique et écologique de réduction de consommation de carburant, la Fondation modifie des bateaux de pêche à moteur existants en y ajoutant un mât, une voile et en modifiant légèrement la coque pour assurer la stabilité des embarcations.

Afin de répliquer ses projets innovants dans d’autres contextes marins et côtiers d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie du sud et du sud-est, de créer un réel effet d’échelle et de maximiser l’impact sur les populations défavorisées, l‘association Building A Future International sera officiellement créée en Europe avant la fin de l’année. Pour plus d’information sur la Fondation Building A Future :

La Fondation MultiOne Attitude

La Fondation Multi One Attitude est une organisation caritative qui a pour objectif d’utiliser la voile comme un moyen de sensibilisation et d’éducation de l’opinion publique pour trouver des solutions aux questions fondamentales liées à l’eau et au développement durable. La mission de la fondation est simple : sensibiliser le public à la préservation de l’océan et de l’empreinte en eau.

Préservation des océans : sensibiliser le public afin qu’il s’implique activement dans la résolution des problèmes liés à la pollution de l’eau.
Pour plus d’informations, cliquer ici.

Empreinte en eau : mobiliser le public autour des problèmes de l’empreinte en eau dans le monde.
Pour plus d’informations, cliquer ici.

Fondation Bénéteau > Pour une plaisance durable

A l’occasion, des journées de la Mer, rencontre avec Annette Roux, Présidente de la Fondation Bénéteau, fondation pour la promotion d’un nautisme vert et des métiers de la mer.

Quand la Fondation Bénéteau a-t-elle été créée ? Quelle est sa vocation ?

Annette Roux : “Créée en 2005, la Fondation Bénéteau est la seule fondation d’entreprise française entièrement dédiée au nautisme. Elle cherche à encourager et à promouvoir la protection de l’environnement dans l’univers du nautisme, notamment à travers de grands projets comme le concept de bateau hybride que nous avons présenté fin 2009 au salon nautique de Paris. La Fondation participe aussi à la mise en valeur du patrimoine naval, souvent en partenariat avec des musées comme la Cité de la Voile d’Eric Tabarly à Lorient ou le musée de la construction navale de Noirmoutier qui est en cours de réhabilitation. Enfin, nous cherchons à sensibiliser le grand public sur les notions de protection de l’environnement maritime…et terrestre car nous travaillons également dans le secteur de la construction et de l’habitat.”

Avez-vous des projets à l’international ?

Annette Roux : “Nous avons mené plusieurs projets à l’international : la mise en œuvre d’une école de voile en Chine, la construction d’une école de la mer à Madagascar (qui forme les jeunes à une pêche responsable et à la construction de bateaux modernes et respectueux des traditions locales), la fabrication de catamarans de pêche au Sri Lanka après le tsunami ou encore la construction de pirogues de pêche au Sénégal pour lutter contre l’émigration clandestine en incitant les sénégalais à gagner leur vie dans leur pays. Ceci dit, nous avons décidé récemment de réorienter nos actions en France car il existe déjà beaucoup d’autres fondations qui œuvrent à l’étranger tandis que les projets français ne trouvent pas toujours de soutien.”

Pouvez-nous parler de votre concept de motorisation hybride adaptée aux monocoques ?

Annette Roux : “Il s’agit d’une chaîne hybride parallèle qui propose 3 sources d’énergie : un moteur thermique, un moteur électrique et l’énergie cinétique. L’innovation tient à ce que chaque source d’énergie peut fonctionner simultanément ou séparément. Ainsi, en fonction de son mode de navigation (en cabotage, en navigation hauturière…), on n’utilise pas les mêmes sources d’énergie.
Et, autre grande nouveauté : la régénération sous voile. Quand vous naviguez sous voile, à partir de 5 nœuds, une hélice immergée, placée dans le flux d’eau face à la mer, vous permet de produire de l’énergie électrique et de la stocker. Pour agrémenter le concept, on a rajouté des batteries au lithium (comme sur les voitures) et un BMS (Battery Management System) qui vous permet de vérifier l’état de vos batteries à chaque instant. Avec ce moteur hybride, vous pouvez naviguer sans aucune pollution et dans un silence unique.
Le projet est né en partenariat avec un groupe allemand ZF, qui commercialise déjà cette chaine hybride et Valence qui a fourni les batteries au lithium.
Nous n’avons pas tout à fait fini les essais. Nous espérons que ce concept sera commercialisé dans quelques mois. ”

Quels sont les autres axes de vos actions ?

Annette Roux : “La Fondation Bénéteau cherche aussi à encourager l’émergence de nouveaux métiers contribuant à la création d’emplois dans le nautisme. C’est pourquoi nous avons lancé un concours de design ouvert à une dizaine d’écoles en Europe sur le thème de « l’aménagement intérieur du bateau de demain ». Nous avons de très nombreuses candidatures et nous sommes très confiants dans les projets qui vont nous être soumis. Les lauréats seront récompensés lors du salon nautique de Paris de décembre 2011.”

Article publié par www.developpement-durable.gouv.fr

Panier de la Mer

Onze ans après la création de la première association dans le Pays Bigouden (Finistère), les Paniers de la Mer n’ont pas fini de se multiplier le long des côtes françaises. Aujourd’hui, cinq structures d’insertion, regroupées au sein de la Fédération nationale des Paniers de la Mer, récupèrent le poisson invendu et le transforment avant de le donner à des associations caritatives. En 2007, grâce à leur action, près de 120 tonnes de poisson ont ainsi pu être distribuées à des personnes dans le besoin.

Secteur d’activité : Agro-alimentaire

Implantation géographique : Littoral marin (Atlantique, Manche)

Statut : Association

Type de structure : Atelier et chantier d’insertion

Effectif : 12 salariés en parcours d’insertion en moyenne par structure

Date de création : 1997

Finalité : Insertion socioprofessionnelle des personnes en difficulté, valorisation des invendus de la pêche, aide alimentaire aux plus démunis

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Questions à Hélène Rochet, chargée de mission de la Fédération nationale des Paniers de la Mer

Comment le premier Panier de la mer est-il né ?

Le premier Panier de la Mer est né en 1997 au Guilvinec à l’initiative du Comité de bassin d’emploi du Pays Bigouden, de la Banque alimentaire du Finistère et du Comité local du Secours populaire, avec quatre objectifs : lutter contre le gaspillage en récupérant le poisson invendu ; lutter contre la faim en distribuant ce poisson une fois transformé aux personnes démunies ; favoriser l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi ; répondre aux besoins de main d’œuvre qualifiée de la filière du mareyage du Pays Bigouden. Cette combinaison d’objectifs fonde l’originalité de l’association. L’idée a ensuite fait son chemin par le bouche à oreille, par des rencontres : des Paniers de la Mer ont été créés à La Rochelle, à Boulogne-sur-Mer et à Lorient. Une cinquième association est en cours de démarrage à Saint-Brieuc et deux autres projets sont à l’étude, l’un à Saint-Nazaire, l’autre dans les environs de Marseille.

 

Comment fonctionnent concrètement les Paniers de la Mer ?

A la criée, lorsque le poisson n’atteint pas un prix minimum, il est retiré du marché afin de soutenir les cours. Les pêcheurs reçoivent alors une compensation financière via des fonds européens et français, tandis que le poisson est le plus souvent transformé en farine animale, voire détruit, alors même qu’il est parfaitement consommable. Pour éviter ce gaspillage, les Paniers de la Mer récupèrent le poisson invendu, le transforment et le surgèlent. Le poisson est ensuite mis à disposition des centres communaux d’action sociale (CCAS) et des associations caritatives locales.

 

En termes d’insertion, quel est le projet des Paniers de la Mer ?

Les Paniers de la Mer embauchent des personnes qui rencontrent des difficultés d’insertion socioprofessionnelle. Pendant la durée de leur contrat, ils apprennent le métier d’ouvrier de marée : ils étêtent, éviscèrent, écorchent, filètent le poisson avant de le conditionner. C’est un métier difficile qui exige une forte motivation. En dehors des temps spécifiques de formation, ils peuvent être amenés à réaliser des évaluations en milieu du travail (EMT) ou des stages dans des entreprises, qui leur permettent de mieux prendre la mesure du métier et de parfaire leur apprentissage. Dans certains cas, ils préparent des diplômes officiels, comme le CAP d’employé de marée. Les salariés des Paniers ne se destinent cependant pas tous à intégrer la filière du poisson. Depuis plusieurs années en effet, les Paniers ont diversifié leur activité afin de permettre à leurs salariés de trouver d’autres débouchés professionnels. A Loctudy par exemple, le Panier de la Mer a développé en parallèle une activité de maraîchage biologique. A Boulogne-sur-Mer, c’est une activité de traiteur qui a été mise en place.

 

Pourquoi avoir créé une Fédération nationale ?

Nous nous sommes demandé si toutes les associations devaient porter le même nom. Il nous a semblé que, pour peser auprès des acteurs économiques de la filière, il nous fallait avoir une attitude cohérente et que l’appellation Panier de la Mer devait devenir une référence, comme un label de qualité. Nous avons donc rédigé une Charte commune dès la création du troisième Panier. Un cahier des charges comportant des engagements en termes de qualité y est rattaché : qualité de la production, mais aussi qualité de la formation et de l’accompagnement socioprofessionnel des salariés en insertion. Depuis, nous nous rencontrons plusieurs fois par an. Nos trois axes prioritaires actuels sont la traçabilité, le développement et la logistique, le fonctionnement interne. Ce travail en réseau et le respect de notre charte contribuent à notre reconnaissance, notamment auprès des pouvoirs publics qui sont aussi nos financeurs. Aujourd’hui, nous sommes soutenus par le Ministère du Logement et de la Ville dans le cadre du Programme National Nutrition Santé 2 (PNNS) et nous bénéficions d’une convention de mécénat avec la Fondation Internationale Carrefour.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Nous avons un projet important de création d’une plate-forme logistique sur le Grand Ouest permettant d’assurer un approvisionnement national des associations caritatives.

 

CONTACT

Fédération nationale des Paniers de la Mer

Kerambourg

29750 Loctudy

Tél. : 02 98 66 53 43

E-mail : federation.plm@gmail.com

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