Watever, une initative au profit des populations littorales défavorisées

Watever est une association qui a pour vocation de porter assistance aux populations démunies qui vivent sur les rives des océans et des fleuves. Comment ? En les aidant à étudier et mettre en place des solutions techniques adaptées à leur situations économiques, sociales et climatiques dans tous les domaines liés à l’eau.
Corentin, à peine sorti de son école d’ingénieur de Nantes est parti pour le Bengladesh à la suite d’un cyclone durant lequel la grande majorité des pécheurs ont perdu leur bateau. Le bois étant rare, il y a construit son bateau à base de lin, plante cultivé localement.

 

Et pour montrer que son bateau le « tari-tara » du nom du chantier naval était fiable et pas cher , il a tout simplement fait ce parcours, ou il avait plus peur des pirates que de la météo.

France Info - L’un des bateaux-ambulances L’un des bateaux-ambulances 

Cette belle histoire n’aurait pas eu lieu sans l’impulsion d’un autre aventurier, Yves Marre, qui a convoyé une péniche parisienne jusqu’au Bangladesh pour la transformer en navire hôpital.

Arrivé sur place, ayant au passage épousé une princesse bengali, il a monté une association frienship qui aide les populations isolées. Le bateau hôpital navigue au milieu des « iles flottantes » sur le Bramapoutre. Des médecins s’y rendent en hydravion seul moyen possible d’y accéder. Yves et Rina à la tête d’une équipe ont déjà soigné près d’un million de personnes.

France Info - Yves et RinaYves et Rina 

L’architecte naval Van Peteghem, célèbre pour ses bateaux de courses leur a dessiné des bateaux-ambulances et des bateaux logements pour le personnel médical. Tout ce petit monde navigue au gré des inondations.
L’association Watever est justement faite pour apporter des solutions nautiques aux pays concerné par l’eau .

Yves a lui, monté un chantier naval appelé aussi « tari tara » qui permet de faire construire des bateaux du même type que celui de Corentin, solide et à moins de 2000 € moteur compris pour les pécheurs locaux. Il a également l’intention de construire un musée de la marine traditionnelle. On leur souhaite bon vent !

RDV du 14 au 17 avril au salon du Multicoque de la Grande Motte pour les rencontrer.

http://www.watever.org

Thierry Leques et la Navicule Bleue : le lien entre mer et handicap

Thierry Leques est un entrepreneur social maritime, à la tête de l’association « Navicule Bleue » et de la « coopérative des Gens de Mer ».

L’objectif de la Navicule Bleue est de maintenir ou intégrer dans le milieu maritime les publics en difficulté, du fait d’un ou plusieurs handicaps, perpétuer le savoir faire traditionnel lié à la pêche et à l’aquaculture et conserver le patrimoine architectural des marais dans le cadre du développement durable.

 

VIDEO : Thierry Leques présente la Navicule Bleue et la coopérative des Gens de Mer

Sept 2010 Laureat Prix Initiatives aux Alcyons Trophées 2010  http://www.eau-adour-garonne.fr/article.asp?id=2030
Decembre 2010 1er Prix Handicaps & Territoire » de la Region Poitou-Charentes

http://www.naviculebleue.com/

L’association Echo-Mer vous convie à la journée Echo-Logique

L’association Echo-Mer vous convie à une rencontre, qui se déroulera le mercredi 16 mars 2011, à La Rochelle, afin de sensibiliser aux alternatives du développement durable.

Aujourd’hui, 20 milliards de tonnes de déchets sont dispersées dans les océans. Echo-Mer lutte contre la pollution de l’environnement à travers de grandes actions autour de la problématique des déchets, qu’elle proposera durant cette journée à l’ensemble de la population.

Des planches de surf plus respectueuses de la nature

Depuis 2003, le fabricant de planches de surf UWL a lancé la production d’une gamme de planches, appelée Bioboard, avec des produits issus des technologies vertes. Les dérivés du pétrole y sont remplacés par des fibres de lin et des résines végétales. Rencontre avec Thomas Cardinal, cogérant d’UWL.

– Pourquoi et quand avez-vous lancé votre ligne de planches de surf Bioboard ?
Dès 2003, UWL a travaillé sur un projet de planche de surf sur laquelle on pourrait remplacer tous les éléments polluants par des produits issus des technologies vertes. En 2004, les premiers prototypes ont été produits et UWL a remporté le prix Eurosima d’Innovation technologique en 2004 et 2007. Pour cette planche, nous avons remplacé tout ce qui pouvait être remplacé sans faire de compromis sur les performances, et tout en gardant pour objectif de la proposer à un prix abordable.

– Concrètement, quelle différence y a-t-il avec une planche classique ?
Conscient dès le départ de l’impact de la fabrication d’une planche sur la nature (tous les produits utilisés sont des dérivés du pétrole), nous avons cherché à en utiliser le moins possible. La fibre de verre a été remplacée par de la fibre de lin cultivée et transformée en France. Le pain de mousse, qui constitue le noyau de la planche, est composé de mousse Biofam provenant d’un fabricant anglais et réalisée avec des bio-résines issues de l’agriculture et non d’un dérivé du pétrole. La stratification est réalisée avec une résine à catalysation UV. Résultat : plus de gâchis (ce qui n’est pas passé sous les UV ne durcit pas) et une utilisation de solvant pour nettoyer les outils divisée par quatre. Notre technologie Bioboard n’est pas la solution 100% écologique mais la différence entre une fabrication classique et le produit que nous proposons est très importante.

– Les surfeurs ont une image « nature », y avait-il une attente particulière de la part de vos clients pour ce type de produits ?
Un très grand nombre de surfeurs se préoccupent de leur impact sur la nature. Mais ils ne s’attendaient pas à ce que l’on produise ce type de produit. Cet état d’esprit proche de la nature est souvent en contradiction avec son souci de performance sportive.
Des planches plus résistantes, des combinaisons plus chaudes, des destinations pour la pratique du surf toujours plus lointaines sont autant de facteurs de pollution. Malgré tout, nous produisons de plus en plus de planches avec notre technologie Bioboard et d’autres ateliers français nous emboîtent le pas. Ce qui veut bien dire que le surfeur est prêt à changer ses habitudes si les performances sont là et que le prix n’est pas exorbitant. Nos confrères, eux, ont été assez sceptiques dans un premier temps. On entend parler depuis des années de planches bio aux quatre coins du monde sans jamais les voir. Mais à force de voir nos planches en action dans l’eau, même les plus sceptiques ont commencé à changer d’avis.

– Les ventes de votre gamme Bioboard sont-elles à la hauteur de vos espérances ?
Nous avons produit plus de planches Bioboard que nous nous y attendions même si elles ne représentent qu’un faible pourcentage par rapport à notre production classique. Même si l’image est très importante pour une entreprise, nous n’avons jamais travaillé sur ce projet dans ce but. Nous souhaitions faire quelque chose pour la nature en phase avec notre travail et notre savoir-faire. Et si cela a pu aider à faire changer la mentalité des surfeurs et des professionnels du secteur, nous en sommes pleinement heureux.

– Pensez-vous développer de nouveaux produits dans cette optique de respect de l’environnement à l’avenir ?
Nos fournisseurs intègrent de plus en plus la problématique du développement durable à leurs produits, comme la marque FCS qui produit des ailerons en plastique recyclé. Pour nous, c’est tout bénéfice ! Nous pouvons nous consacrer pleinement à notre métier, le design de planche de surf sur-mesure haute performance. Et notre vrai challenge est de continuer à intégrer cette problématique dans toute la vie de l’entreprise, en menant des actions concernant les rejets dans la nature, la réduction des déchets, etc.
www.uwl-surfboards.com

En mer, « on jette la maladie par dessus bord ! »

achacunsoncap.jpgCinq voiliers, vingt-deux jeunes et vingt encadrants. La flottille de l’association « A chacun son cap » a débarqué jeudi dernier en fin de matinée dans le port de plaisance. Chaque année, depuis 2001, elle permet à des jeunes Bretons atteints d’une leucémie ou d’un cancer de partir en croisière pendant une semaine. Une parenthèse pour les sortir du quotidien de leur maladie.

En mer, « on la jette par-dessus bord » lance, derrière ses lunettes de soleil, François Le Guen. Il est membre du conseil d’administration de l’association et il participe à cette croisière depuis ses débuts. Depuis près de dix ans, à bord, « on ignore la maladie » continue-il, « sauf si les enfants veulent en parler ». Alors, l’encadrement est très présent, très proche de ces jeunes âgés de 8 à 18 ans.

Chaque équipage est composé de 4 ou 5 enfants, d’un skipper, d’un second, d’un animateur Bafa, et d’une personne chargée du suivi médical. Tous les animateurs sont d’anciens malades qui ont déjà participé à cette croisière et qui sont désormais installés dans la vie.

Partis dimanche dernier de La Trinité-sur-Mer, les navires de 12 à 13 mètres se sont rendus sur l’île de Houat puis à Piriac en Loire-Atlantique. Mais en milieu de semaine, voyant le mauvais temps arriver, ils ont décidé de le devancer. Sautant une étape, ils se sont rendus à Groix. Ils y ont accosté mercredi, après 45 miles de navigation. Puis ils ont rejoint Port-Louis le lendemain. Leur dernière étape les mène ce samedi au port de Kernével à Larmor, où ils finiront leur séjour.

Contact : www.achacunsoncap.com.

Des bateaux pour les enfants de Casa

09be82db78125766cc1dad04f22fa282.jpgLe projet « Voile Scolaire pour tous » est en passe d’être réalisé. .
Mené par les associations marocaines Voile Solidaire Maroc et Al Jisr, ce projet va permettre aux enfants des écoles de Casablanca de participer à des programmes d’éducation par la voile en naviguant sur des optimists et un Mentor.

SBZ participe en tant que partenaire technique à cette action qui fait figure de pilote dans la solidarité internationale par la voile. En 2008, l’association SBZ prévoit le lancement d’un atelier d’insertion nautique à Brest pour fournir du matériel nautique recyclé à des projets nautiques de solidarité, comme par exemple « Voile Scolaire pour tous » au Maroc.
Ces actions permettent à SBZ d’accumuler les expériences qui lui permettront de modéliser des programmes d’appui à l’entrepreneuriat social maritime.

Ces initiatives nécessitent de nombreuses ressources humaines, techniques et financières, n’hésitez donc pas à vous renseigner et vous impliquer !

Ashoka, changer le monde par les entrepreneurs sociaux

medium_Sans_titre.JPGVous connaissez sans doute le dernier prix Nobel de la paix: Muhammad Yunus a inventé et développé le micro-crédit, il est un « entrepreneur social »… il siège au sein d’une association qui a permis à près de 1800 entrepreneurs sociaux innovants comme lui de changer d’échelle, de démultiplier leur impact.
Créée en Inde en 1980 dans le but de repérer et d’accompagner les entrepreneurs sociaux les plus innovants de leur domaine, Ashoka est présente dans plus de 60 pays où elle a sélectionné et aidé le développement des « entrepreneurs sociaux innovants » dans des domaines aussi variés que la protection de l’environnement, la santé, l’éducation, les droits de l’homme. Selon son fondateur, Bill Drayton, (ci contre avec Yunus), « Il n’y a rien de plus puissant au monde qu’une idée nouvelle, si elle est entre les mains d’un véritable entrepreneur. »

Dans les rubriques du blog sbz, vous retrouverez différents articles sur des projets maritimes sélectionnés et soutenus par Ashoka – pour leur caractère innovant et leur fort potentiel d’impact – en voici quelques uns:

  • Pêche – Brésil – René Schärer, aider les populations littorales à gérer leurs ressources (en anglais)
  • Nautisme – Turquie – Ercan Utal, plongée dans la solidarité
  • Pêche – Sénégal – Haidar El Ali, les pêcheurs industriels vident l’océan, les pêcheurs sénégalais le remplissent

« Les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé. » John F. Kennedy.

Soit! L’équipage Breton, SKipaïlh Breizh, est une initiative de marins solidaires et responsables, qui s’inspire de ces exemples: je vous propose de le découvrir en rubrique « à propos ».

lien site Ashoka France

En France, les 5 premiers « Fellows Ashoka » ont été élus en 2006, les voici:

Pour Ashoka, les entrepreneurs sociaux sont des visionnaires, qui changent de manière fondamentale la manière dont la société fonctionne par le caractère innovant de leurs solutions. Ils repèrent ce qui ne fonctionne pas dans la société, et résolvent le problème en changeant le système, diffusant leur solution, et persuadant des communautés entières de fonctionner différemment. Ils ne se contentent pas de donner du poisson ou d’apprendre à pêcher : ils persévèrent jusqu’à ce qu’ils aient révolutionné l’industrie de la pêche.

La prochaine « cuvée » d’entrepreneurs sociaux Ashoka en France sera divulguée le 2 octobre 2007;