Guillaume et Diana, la marine marchande à voile par TOWT

TOWT-10002597Guillaume et Diana co-dirigent TOWT, un organisme de promotion du transport de marchandises à la voile permettant de diminuer considérablement l’impact écologique du transport. Towt propose un label et une boutique en ligne, ainsi qu’une cartographie des distributeurs de produits labelisés.

 

Le transports maritimes est le principal mode de transport de marchandises dans le monde en volumes. Porte-conteneurs, pétroliers, vraquiers, chimiquiers et autres cargo divers sont écologiquement moins impactants que l’avion ou la route par tonne de marchandise, mais représentent tout de même plus d’un milliard de tonnes de CO2e émises chaque année soit près de 4,5% du total des émissions. L’OMI (Organisation Maritime Internationale) estime qu’en 2020, les émissions de CO2 du secteur maritime auront augmenté de 30% pour atteindre 1475 milliard de kilos annuelles

20131127_towt-oignon de roscoffFace à ce constat Guillaume Le Grand et Diana Mesa ont créé TOWT pour « Trans Océanic Wind Transport ». Beaucoup en rêvaient et ils l’ont fait : proposer une solution véritablement écologique pour transporter des marchandises qui peuvent venir de loin (vin, thé, …).

TOWT se positionne à la fois comme un label qui « promeut le transport de marchandises à la voile en travaillant avec des voiliers particulièrement adaptés à cette activité » et comme une boutique en ligne.

Un documentaire sur le transport à voile et la transition écologique du transport maritime est disponible ici :

http://www.towt.eu/

Ecotaxe et emploi, bonnet rouge et rouge bonnet

Emploi et environnement, c’est bonnet rouge et rouge bonnet…Demain, grande manif pour l’emploi et contre l’écotaxe place de la résistance à Quimper.

Pourquoi ça grogne ?

Pour l’emploi : un territoire sans emploi c’est un territoire mort d’où le « La Bretagne se meurt ». Or l’emploi c’est des entreprises, et si les entreprises croulent sous trop de taxes et de charges, alors elles finissent pas couler.

L’ecotaxe n’est qu’une goutte d’eau, et la Bretagne n’est qu’une partie visible d’un iceberg de colère qui ne fait que grandir en France et qui trouve ses racines dans la difficile problématique de l’intégration d’une économie locale dans l’économie internationale.

Il s’agit d’abord d’un défi économique classique.

Avec l’ouverture des marchés européens, négociée dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, l’agriculture (et la pêche) bretonne axée sur le volume et les faibles marges s’est trouvée confrontée à la concurrence des autres pays. Des distorsions de concurrence sont apparues entre la France et des pays comme l’Allemagne, qui ont recours dans leurs abattoirs à la main-d’œuvre roumaine ou polonaise payée au salaire de leur pays d’origine. Quant aux « restitutions », elles ont commencé à baisser, et l’Union européenne a voté leur disparition à terme.

=> A cela s’ajoute la fluctuation du prix des matières premières agricoles, de plus en plus spéculatives. Or, l’élevage breton importe une bonne part de la ration, en particulier le soja, devenu plus coûteux au fil des ans
=> Le développement de la grande distribution, qui pèse inexorablement sur les prix et les marges de ses fournisseurs, a aussi contribué à mettre le secteur sous tension.

Mais : à la fin c’est l’Allemagne (et les libéraux) qui gagnent…

Puis, petit à petit, le défi environnemental (aux incidences économiques) s’est posé. Le secteur est responsable de rejets polluants, via son système de production (surtout pour l’élevage) et de transport, qui conduisent à des mesures (étatiques) punitives aux incidences économiques – et donc sociales- importantes, et nous y voilà donc : le mouvement de contestation breton s’est cristallisé sur le rejet de l’écotaxe, devenue un symbole du « pouvoir jacobin ».

Or qu’il s’agisse de préserver l’emploi local ou l’environnement, il y a pourtant des alternatives qui ne soient ni par la seule taxe, ni par la seule autorégulation du marché.

Shipping, World Trade and the Reduction of CO2 Emissions

Pour l’environnement, on parle ici de taxe dont la motivation (fort légitime) est de lutter à la fois contre le changement climatique (dont les incidences économiques seront catastrophique si rien n’est fait), et la dépendance énergétique : on taxe les camions pour financer le train et le fluvial-maritime moins polluants et sensés être aussi moins coûteux.

Mais on pouvait penser par exemple à une combinaison entre taxes d’un côté et permis d’émission d’un autre (et donc marché du carbone). C’est ce que le gouvernement français en janvier 2000 : instituer une écotaxe certes (la taxe a ses vertus dans certains cas), mais dont seraient exemptées les entreprises fortement consommatrice, à condition qu’elles entrent dans un système restreint de permis. Invalidé par le conseil constitutionnel en décembre 2000, ce système hybride avait le mérite de permettre la convergence des coûts marginaux dans le secteur où ils sont élevés, et de préserver la concurrentialité de l’économie française…

Et des systèmes de compensation carbone (plus incitatives que la taxe) existent, à commencer notamment par le Compte Epargne CO2, le premier système de compensation LOCAL d’émission, et dont justement le lancement est bientôt prévu en Bretagne fin 2013… je vous en reparlerai.

Pour les données comparatives entre les modes de transport, voir => http://www.shippingandco2.org/index.htm

Bruxelles veut réduire les gaspillages de la pêche

vus ur JDLE Le 02 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

La commissaire européenne en charge de la pêche, Maria Damanaki, a annoncé mardi vouloir interdire les rejets en mer de poissons morts, dénoncés comme un gaspillage des ressources naturelles.

«J’envisage de proposer une interdiction des rejets dans le cadre de mes propositions de réforme de la politique commune de la pêche», d’ici quelques mois, a déclaré la Commissaire grecque lors d’une réunion à Bruxelles réunissant des représentants des pays européens concernés et du Parlement européen.

«Jusqu’ici, nous avons tenté de nous attaquer au problème par des mesures techniques. Mais soyons honnêtes, si nous continuons comme ça, ce sera comme de traiter une maladie grave avec de l’aspirine», a commenté M. Damanaki.

Le problème atteint, il est vrai, des proportions inquiétantes. Selon une étude de la FAO, publiée en 2004, 7,3 millions de tonnes de poissons par an sont rejetés à la mer, soit 8% du total des prises mondiales. En Europe, tout dépend des espèces pêchées. La moitié des poissons blancs pêchés seraient ainsi gaspillés. Et la proportion pourrait atteindre 70% pour les poissons plats. «Les rejets ne sont pas éthiques, ils représentent un gaspillage des ressources naturelles, comme des efforts des pêcheurs».

L’idée serait d’adopter une «approche graduelle», a-t-elle souligné, en commençant par exemple par les espèces pélagiques (anchois, maquereau, thon rouge), puis aux poissons des grands fonds, en élargissant la liste des espèces concernées d’année en année, a précisé la commissaire.

La question est toutefois très complexe, a-t-elle admis, soulignant qu’il fallait choisir de quelle manière mettre en œuvre cette interdiction. Une solution pourrait être de déduire les prises des quotas de pêche afin d’encourager les pêcheurs à développer des techniques plus sélectives, a-t-elle cité en exemple.

La réunion, à laquelle participaient notamment les ministres espagnol et britannique de la pêche, fait partie des consultations de la Commission européenne en vue d’élaborer sa réforme de la politique de la pêche, dont les grandes lignes devraient être présentées d’ici la fin juin.

Dans une déclaration commune signée mardi en marge de la réunion de Bruxelles, la France, l’Allemagne, le Danemark et le Royaume Uni partagent le constat de la Commission sur les rejets.

Mais ces pays plaident pour une approche plus différenciée d’une pêcherie à l’autre, estimant que les interdictions de rejets devraient être introduites «là où c’est approprié».

Ils demandent aussi à Bruxelles de procéder à une «évaluation d’impact» pour estimer les différentes causes et les différentes mesures nécessaires à l’éradication des rejets.

Ils estiment par ailleurs que l’introduction d’obligations de ramener à terre tous les poissons pêchés présuppose qu’ils peuvent être commercialisables et se prononcent en faveur de mesures incitatives pour les pêcheurs.