Claire Nouvian – Bloom et la pêche en eaux profondes

Claire Nouvian

Claire Nouvian a créé l’association Bloom, dont l’objet est de sensibiliser à la protection des écosystèmes marins, principalement des grands fonds océaniques et des espèces menacées.

Bloom devient incontournable dans le paysage de l’économie maritime.

En 2006, l’association gagne en visibilité grâce au livre et à l’exposition Abysses publié et montée par la fondatrice et directrice de BLOOM Claire Nouvian, le livre est traduit en 10 langues, primé 4 fois et vendu à 150 000 exemplaires. En parallèle, l’exposition compte plus d’un million de visiteurs et continue son itinérance. En 2009, l’association ouvre un bureau à Hong-Kong. Le champ d’action de BLOOM en Asie se centre sur les requins en remplissant une action d’éducation des enfants et du public en partenariat avec les acteurs locaux. À partir de 2012, BLOOM gagne en importance grâce à ses succès contre la Scâpeche du groupe Intermarché qui pratique la pêche en eaux profondes à l’aide de chaluts de fonds.

BLOOM est la cible de critiques de la part de l’association « BLUE FISH » qui se définit comme une association de professionnels, d’élus et de scientifiques qui souhaitent faire contrepoids aux idées environnementalistes. Ce regroupement fait du lobbying auprès des instances européennes à Bruxelles. Elle tient à démontrer que la pêche en eaux profondes est « devenue durable » et « qu’il n’y a pas de surpêche les quotas n’étant pas atteints » .

Pour autant…

L’océan profond représente à lui seul 98% de l’espace dans lequel la vie peut se développer sur terre. Le milieu profond est très mal connu de la science et quasiment inexploré. Les espèces des pêches profondes sont, pour la plupart, caractérisées par une faible résilience et une grande vulnérabilité du fait de leur croissance très lente, de leur maturité tardive voire très tardive et de leur faible taux de fécondité. Par ailleurs, la plupart de ces espèces ont une grande longévité (souvent supérieure à 100 ans). Les pêches en eaux profondes se réalisent majoritairement avec des chaluts profonds, c’est-à-dire des filets de pêche lestés qui raclent le fond des océans jusqu’à200 mètres de profondeur. Moins de 300 bateaux à travers le monde participent à cette pêche et celle-ci représente seulement 1% de la pêche en Atlantique Nord-Est, tout en ayant un impact lourd sur l’écosystème marin. D’ailleurs, en 2004, 1136 chercheurs ont signé une pétition demandant à l’Assemblée Générale des Nations-Unies un moratoire sur le chalutage profond.

Ces extraits sont issus de Wikipedia, l’ensemble des sources y sont disponibles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/BLOOM#cite_ref-14

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