1 remorqueur en moins pour la France

 

En annonçant la mise hors service de ses 4 remorqueurs de haute mer, le Royaume-Uni abandonne sa première ligne de défense contre la pollution maritime. Une décision économique aux effets boule de neige pour la France puisqu’elle perd ainsi un remorqueur que l’Etat affrétait en commun avec les Britanniques.

En 1993, le tanker Braer s’échoue sur les côtes des Shetland. Les conséquences écologiques sont désastreuses. Déterminés, après cette énième pollution qui touche leurs côtes, les Britanniques mettent en place un système de prévention et affrètent, deux ans après, 4 remorqueurs pour surveiller leur littoral et venir en aide aux navires en difficulté.

Aujourd’hui, Londres souhaite réduire les dépenses publiques. Le couperet comptable est tombé: plus de financement pour les «bergers des mers». La décision a été prise par le ministère britannique des transports contre l’avis des spécialistes et notamment de Lord Donaldson qui avait mis en place, en 1995, le système de surveillance. En Ecosse, terre pétrolière, les parlementaires et les élus locaux ne décolèrent pas. Malgré l’agitation qui règne au nord du mur d’Hadrien, le ministre des transports, Mike Penning, n’en démord pas: les contrats d’affrètement des navires expireront à la fin du mois.

Cette décision n’est pas sans conséquence pour la France. En effet, parmi les 5 remorqueurs d’intervention, d’assistance et de sauvetage (Rias) de haute mer que possède notre pays, l’un, positionné en Pas-de-Calais, est affrété en commun avec les Britanniques. Interrogé par le JDLE, le secrétariat général de la mer a confirmé, ce matin 15 septembre, que le contrat de l’Anglian Monarch s’arrêtait le 30 septembre prochain puisque ce sont les Britanniques qui sont les titulaires du contrat.

Un remorqueur de moins pour la France donc, et c’est une partie du littoral qui est laissée sans surveillance. Au nom de la lutte contre les pollutions en mer, les préfets maritimes peuvent ordonner à un remorqueur d’assister un navire en péril. Ce qui, bien souvent, contribue à éviter le pire. Or la position de l’Anglian Monarch était stratégique puisque le navire intervenait dans le détroit du Pas-de-Calais, où 90.000 navires se croisent tous les ans. Chaque année, ce sont 430 millions de tonnes de matières dangereuses (hydrocarbures, produits chimiques, explosifs…) qui passent dans les eaux du Channel. A cela s’ajoute le trafic des ferries reliant le continent à la Grande-Bretagne. Il faut aussi compter sur la présence de nombreux pêcheurs et de plaisanciers.

Ne pouvant pas laisser le détroit sans dispositif de secours, la France a donc décidé de transférer l’Abeille Languedoc, un autre Rias, dans le Pas-de-Calais. Une décision saluée dans un premier temps par Mor Glaz, une association française de remorquage, avant qu’elle ne découvre que ce remorqueur ne sera finalement pas remplacé. Il faut dire que, depuis 2005, l’Abeille Languedoc surveillait toute la façade atlantique de La Pallice à La Rochelle. Avec 37 sorties en mer à son actif, dont 17 remorquages et escortes de bateaux en difficulté, l’efficacité du remorqueur n’est plus à démontrer.

Mais le secrétariat général de la mer souhaite que la surveillance du golfe de Gascogne soit dorénavant assurée par le remorqueur brestois Abeille Bourbon et les remorqueurs espagnols. L’association Mor Glaz craint que la zone du golfe de Gascogne soit désertée. «L’Etat français est en train de brader la protection de son littoral alors que nous étions un modèle jusqu’à présent», tempête Jean-Paul Hellequin, son président. «En ne remplaçant pas le remorqueur, élus et hauts fonctionnaires auront la responsabilité des accidents ou des drames maritimes qui pourraient survenir cet hiver. Je demande aux élus de prendre leurs responsabilités», poursuit-il.

Pour le syndicaliste CGT, il faut remplacer l’Abeille Languedoc par un «supply», un remorqueur polyvalent mais tout aussi puissant, dont le financement est déjà tout trouvé puisque l’affrètement de l’Anglian Monarch, qui était de 9.500 euros par jour, avait déjà été budgété.

Selon Jean-Paul Hellequin, l’Etat français, tout comme le gouvernement britannique, souhaite se désengager de la protection des côtes. Ce spécialiste du remorquage rappelle que, depuis 1978, année du naufrage de l’Amoco Cadiz, l’Abeille Flandres a permis d’éviter 21 catastrophes majeures. Autant d’économie pour la collectivité nationale. Et le Brestois de rappeler que 50% du brut récupéré sur un navire naufragé est reversé à l’Etat. Les sauvetages ne sont donc pas forcément des opérations très onéreuses.

L’Abeille Languedoc a quitté il y a quelques jours le port de La Rochelle. Il doit rejoindre la Manche début octobre. En attendant, il est en carénage dans les chantiers Piriou à Concarneau

 

vu sur le JDLE

10 propositions pour sauver la Grande bleue

A l’horizon 2030, il faut craindre de franchir un point de non-retour. Avec l’action combinée des polluants et du réchauffement climatique, «la situation de la Méditerranée pourrait devenir très inquiétante», s’alarme le sénateur Roland Courteau, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opcest).

Le sénateur de l’Aude a présenté aujourd’hui 22 juin les conclusions d’un rapport sur l’état de la pollution en Méditerranée et sur les perspectives à l’horizon 2030. Au total, 200 scientifiques ont été auditionnés, la mission s’est déplacée dans de nombreux pays (Grèce, Tunisie, Malte, Turquie, etc.) pour réaliser ce rapport qui propose ainsi 10 solutions pour sauver la mer Méditerranée.

145 millions de personnes vivent sur ses rives. Une mer semi fermée et particulièrement fragile puisqu’elle lui faut un siècle pour se renouveler entièrement. La pression démographique est particulièrement importante sur les rives Sud et Est et selon les estimations la population pourrait bien y doubler d’ici 2030. 275 millions de touristes viennent chaque année se baigner dans ses eaux bleues, soit 31% du tourisme mondial.

Le rapport continue le bilan. Ainsi, 80% de la pollution maritime serait d’origine terrestre. Avec les pesticides et les engrais issus de l’agriculture, les antibiotiques utilisés en aquaculture, plus toutes les pollutions passées dues aux PCB, aux métaux lourds et autres polluants organiques persistants, la Méditerranée est exposée à un cocktail de produits chimiques dont le devenir dans le milieu naturel est très mal connu. Le sénateur s’inquiète également des pollutions émergentes liées à la présence de médicaments et aux produits vétérinaires. En outre, Roland Courteau insiste sur le fait que les grands fonds n’ont été que très peu explorés et que les mécanismes de transfert de polluants d’un milieu à un autre sont mal compris.

Sur la rive Sud, ce sont surtout les nitrates et les phosphates qui posent problème. D’autant plus que sur cette côte, 44% des villes de plus de 10.000 habitants ne possèdent pas de station de traitement des eaux usées, sauf la Tunisie qui en a construit une centaine sur son rivage. Le Maroc n’en possède que trois sur la côte. Sur la rive Nord, rares sont les villes qui ne sont pas reliées à un système de traitement. Seules 11% des villes de plus de 100.000 habitants, en fait.

Autre élément qui impacte l’écosystème méditerranéen: le trafic maritime. Il compte pour un tiers du trafic mondial et a augmenté de 58% en quelques années. Le sénateur de l’Aude a souligné dans sa présentation le gigantisme de certains bateaux qui font plus de 400 mètres de long et peuvent transporter 20.000 mètres cubes de carburant, soit le chargement de l’Erika. Ainsi, entre 100.000 et 200.000 tonnes d’hydrocarbures ou de résidus sont déversés en Méditerranée chaque année. Et les Etats riverains ont bien du mal à verbaliser les «bateaux voyous». La France, qui a mis en place à partir de 2003 une zone de protection écologique de ses côtes, a vu le nombre de rapports de déversements illicites chuter de 70%.

Le sénateur a beaucoup insisté sur le problème des déchets et notamment des sacs plastique. Il redoute une «polymérisation» de la Méditerranée. Parmi les macro-déchets retrouvés en mer, les scientifiques ont recensé des filtres de cigarette, des sacs plastique et des plastiques. Ces derniers constituent 60 à 80% des déchets en mer. Quant aux sacs, ils se dégradent et se délitent. Les polluants viennent se coller sur les fragments que beaucoup de poissons prennent pour du plancton, et donc les ingèrent. «Ce problème environnemental pourrait bien se transformer en problème sanitaire puisqu’en bout de chaine, c’est nous qui mangeons le poisson», commente Roland Courteau. «Il s’agit d’une véritable bombe à retardement écologique.»

Autre problème qui touche la Grande bleue, les espèces invasives ont augmenté de 350% en 15 ans et cela à cause de l’ouverture du canal de Suez et aussi de la croissance du transport maritime. Ces envahisseurs prennent la place d’espèces endémiques.

En matière de gouvernance, le sénateur félicite le travail réalisé par l’Union européenne, mais c’est un travail qui reste partiel puisque de nombreux pays méditerranéen ne font pas partie de l’Union. Quant à l’Union pour la Méditerranée (UPM) mise en place par Nicolas Sarkozy en 2008, «le dispositif est intelligent», souligne le sénateur «mais il ne fonctionne pas!». Aucune réunion n’a été organisée en 2010.
Du côté de la recherche scientifique, selon le sénateur de l’Aude, «l’absence de vision et d’action concertée» n’aide pas à mieux comprendre les véritables enjeux. La démographie sur la rive Sud va exploser (+41% d’ici 2025-2030) alors qu’elle devrait rester stable sur la rive Nord. «Sur la rive Sud, les gens construisent n’importe où, même dans les cimetières», commente le sénateur. Le tourisme devrait augmenter de 50% d’ici 2030; l’eau douce se raréfier et les eaux marines s’acidifier en raison de l’augmentation des températures, ce qui pourrait bouleverser le sens des courants. Enfin, 64 plates-formes pétrolières seraient en exploitation en Méditerranée, essentiellement dans les eaux tunisiennes, italiennes et égyptiennes. «Mais on ne connaît pas l’âge de ces plates-formes ni leur état», précise Roland Courteau.
Parmi les propositions faites par le rapporteur de la mission: la création d’une agence de protection de l’environnement agissant aux cotés de l’Union pour la Méditerranée. Il espère aussi réactiver la recherche et notamment la collaboration entre les différents instituts existants sur le pourtour méditerranéen. Il souhaite aussi peser sur le 8e programme-cadre européen de recherche pour que des programmes sur les effets de la pollution et du réchauffement climatique soient initiés. Autres mesures souhaitées: l’amélioration de la lutte contre les rejets illicites d’hydrocarbures grâce à une meilleure couverture de la mer par imagerie satellitaire. «Il faut mettre fin à l’inégalité des sanctions. Un navire lituanien, par exemple, peut demander à être jugé dans son pays où les pénalités sont bien moindres
Enfin, le sénateur désire réactiver la création d’aires maritimes protégées. La France n’en possède qu’une pour l’instant -celle de Porquerolles- et 2 sont en voie de création (celle de la côte Vermeille et du parc des Calanques). Au total, il en existe 24 en Méditerranée. «Mais beaucoup sont des aires protégées de papier.» Elle n’ont de protégé que le nom. Selon le Grenelle de l’environnement, 10% des eaux territoriales devraient être définies en tant que zones marines protégées.
A noter, ce rapport ne devrait pas rester confidentiel puisqu’il sera traduit en anglais, en allemand et espagnol et diffusé largement, notamment au commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik et à Henri Guaino qui a pris la tête de l’Union pour la Méditerranée.

vu sur le JDLE le 28 juin 2011 par Geneviève De Lacour

La création du parc des Calanques repoussée à 2012

 

Le parc des Calanques -le premier créé en France métropolitaine depuis 1979 et le troisième parc périurbain au monde après Le Cap et Sidney- a pour objectifs la préservation de la biodiversité, de la quiétude des lieux et du patrimoine culturel.

Une dépêche AFP datée du 27 juin mentionne que sa charte a été revue lundi après les critiques émises par le Conseil national de la protection de la nature et France Nature Environnement (FNE). Selon le groupement d’intérêt public (GIP), porteur du projet, le parc ne devrait donc pas voir le jour avant avril 2012.
En effet, le 23 juin, France Nature Environnement estimait dans un communiqué que la troisième mouture de la charte était insatisfaisante. FNE regrettait alors que le Frioul soit absent du cœur du parc, déplorait aussi des mesures de protection trop peu ambitieuses en mer et à terre ainsi que le maintien de la chasse et notamment des lâchers de tir au cœur du parc.
Après révision donc, «la troisième version de la charte a été approuvée à une très forte majorité (64%), lors de l’assemblée générale du GIP», affirme son directeur, Jean-Marie Lafond, qui précise: «Le dossier suit son cours, ce qui va permettre de lancer l’enquête publique en fin d’année après deux mois de consultation institutionnelle en août-septembre». La charte définitive sera ensuite votée, l’objectif étant de parvenir à une signature du décret de création en avril 2012, et non fin 2011, comme prévu initialement.
Selon Jean-Marie Lafond, les craintes des associations de protection de la nature et les demandes du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) ont été prises en compte. Les périmètres maritime et terrestre ont été légèrement modifiés: ils sont désormais établis respectivement à 141.500 hectares (dont 43.500 au cœur du parc, où la réglementation sera plus stricte) et 16.500 ha (dont 8.300 en cœur). L’archipel du Frioul, zone traditionnelle de plaisance des Marseillais, qui avait été retiré du projet sous la pression des professionnels du nautisme et des plaisanciers, est réintégré en aire d’adhésion, mais reste exclu du cœur du parc, contrairement à la demande du CNPN.
A Cassis, une partie de l’entrée de la calanque de Port-Miou repasse en cœur marin, tandis que des espaces situés au nord de la commune sont intégrés en aire d’adhésion afin d’obtenir une uniformisation du zonage, explique le GIP dans un communiqué. Dans le même but, l’ensemble des espaces terrestres dans le Var ont été retirés, ainsi que l’aire maritime associée.
Concernant la pêche, les zones de non-prélèvement, dont le CNPN avait déploré la faiblesse, s’étendent toujours sur 10,5% du cœur marin, contre 20% préconisés. Mais le conseil d’administration délibérera annuellement sur la possibilité d’augmenter cette surface.
Par ailleurs, une réglementation plus stricte vis-à-vis des embarcations à moteur a été adoptée.
Enfin, le nombre de membres du conseil d’administration est réduit à 47, au lieu de 62, pour répondre aux critiques du CNPN. En revanche, les compétences nationales et les associations de protection de l’environnement ne sont pas mieux représentées.

vu sur le JDLE le 28 juin 2011 par Geneviève De Lacour

 

Le conseil National de la Mer est en place

Le Conseil national du littoral a été transformé par la loi «Grenelle II» en Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Ses missions sont maintenant officiellement élargies par rapport au CNL, dont ne relevaient que les espaces littoraux – au domaine maritime, comme sa dénomination le souligne désormais. Cette nouvelle instance consultative, qui a vocation à devenir également une force de proposition pour la gestion de la mer et des littoraux, devrait faciliter la mise en oeuvre de la stratégie nationale pour la mer prévue par la loi Grenelle 2 et assurer une cohérence entre la politique côtière et la politique de la mer.
A ce titre, le CNML est chargé, outre des missions anciennement dévolues au CNL, du suivi du Grenelle de la mer. Il devra par ailleurs contribuer à l’animation des conseils maritimes de façade et conseils maritimes ultramarins. Dans ce cadre, il devra veiller à la cohérence des politiques maritimes locales avec la politique nationale pour la mer et les littoraux. Sa participation aux travaux de prospective, d’observation et d’évaluation dans les domaines intéressant la mer aux niveaux européen, national et interrégional est également reconnue. Enfin, il sera tenu informé des travaux relatifs aux politiques maritimes européennes et internationales, ainsi qu’à leur mise en œuvre.

Composition paritaire

Grâce au travail de l’Association nationale des élus du littoral (Anel), le décret du 9 juin dernier confirme le principe d’une représentation majoritaire d’élus et finalement plus d’élus ultramarins que prévu dans le nouveau Conseil. Au terme de discussions parfois houleuses, le décret en fixe le nombre à 70 membres répartis en six collèges. Présidé par le Premier ministre ou, par délégation, par le ministre chargé de la Mer, le CNML est ainsi composé à parité, d’une part, des membres du Parlement (six dont un député et un sénateur d’outre-mer) et des représentants des collectivités territoriales des façades maritimes de métropole et d’outre-mer (au nombre de 29) et, d’autre part, des représentants des établissements publics intéressés (cinq), des milieux socioprofessionnels (neuf) et de la société civile représentatifs des activités et des usages du littoral (dont sept représentants des organisations syndicales de salariés, neuf membres des d’associations et fondations de protection de l’environnement et cinq personnalités qualifiées). Parmi les élus locaux, vingt assurent une « représentation équilibrée » des façades métropolitaines – dont au moins deux élus membres de comités de bassin métropolitains – et  huit élus assurent la représentation des collectivités territoriales ultramarines – dont au moins deux élus des collectivités d’outre-mer de l’article 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie. Le président de l’Association nationale des élus du littoral est quant à lui membre de droit du CNML.
Les représentants des collectivités territoriales, et leurs suppléants, sont désignés sur proposition, des conseils maritimes de façade et des conseils maritimes ultramarins. Ils sont nommés pour trois ans (renouvelable une fois) par arrêté conjoint du ministre chargé de la mer, du ministre chargé de l’aménagement du territoire et du ministre chargé de l’outre-mer. Toutefois, lors de la première nomination des membres du CNML, les représentants des collectivités territoriales, ainsi que leurs suppléants, seront désignés ainsi : trois membres désignés par l’Association des régions de France ; six membres désignés par l’Assemblée des départements de France (dont un élu des départements d’outre-mer) ; 19 membres désignés par l’Association des maires de France (dont cinq présidents d’établissements publics de coopération intercommunale, cinq élus des départements et régions d’outre-mer et trois élus des collectivités d’outre-mer de l’article 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie).
Le secrétariat du CNML est assuré par le délégué interministériel au développement durable, conjointement avec le délégué interministériel à l’aménagement du territoire et le secrétaire général à la mer. Enfin, fort logiquement, le texte abroge le décret du 18 novembre 2005 relatif à la composition et au fonctionnement du CNL.
Au terme du Comité interministériel de la mer qui s’est tenu ce 10 juin à Guérande (Loire-Atlantique), le Premier ministre, François Fillon, a annoncé qu’il présiderait « à la rentrée » le premier CNML.